jeudi 8 janvier 2015

Liberté, Sur les armes des guerriers, J'écris ton nom

Chère Liberté,

Longtemps nous nous sommes ignorées. Je te considérais même comme acquise, moi qui ai eu la chance de naître dans une démocratie.

J'avais oublié que tu étais chère, fragile mais surtout rare et enviée.

Je m’enorgueillissais de mes petits combats et de mes micros luttes pour l'égalité des chances. 


Tu devais bien rire dans ton coin quand je m'offusquais de certaines injustices.

Tu savais au fond que le combat était ailleurs; que le droit le plus fondamental qu'est la liberté d'expression n'était qu'un leurre. 

La moitié de l'humanité aurait pu en témoigner si justement on l'avait laissée faire.

Tu savais que Desproges avait raison quand il disait qu'"on peut rire de tout mais pas avec tout le monde" même si, tu le sais aussi bien que moi, il est facile de se cacher derrière des causes pour justifier ses actes.

Maintenant ça suffit, reviens s'il te plaît, je ne joue plus.

Car, si tu pars c'est les fanatiques qui auront gagné. 

Et ça, je ne peux l'imaginer.

Vive la liberté!


Ps: le titre est bien sûr emprunté à un poème de Paul Elouard


2 commentaires:

  1. Tes mots sont bien choisis je trouve ma belle. La liberté nous avons grandi avec, dans un pays qui respecte les libertés des hommes. Je ne pensais pas qu'un jour elle serait mise à mal de cette façon.

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    1. Difficile de trouver les mots pour décrire ce que je ressens...
      Juste merci car je sais que nous partageons ce besoin de liberté.

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N'hésitez pas à réagir, ça me fera plaisir :)

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